JSOC

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En 1980, une opération a été menée pour récupérer les otages à l’ambassade américaine de Téhéran en Iran. Elle fut un échec. Par la suite, il fut décidé de créer un groupe spécial pour mener ce genre d’opérations : le Joint Special Operation Command (JSOC).

À la différence des autres unités de l’armée américaine, qui dépendent du Pentagon, celle-ci est directement sous le contrôle du président. Pas d’intermédiaire, pas de supervision par le congrès, pas de budget visible. Bref, l’unité parfaite pour mener des black operations.

Elle fut utilisée à quelques reprises depuis 1980, mais c’est avec la guerre en Afghanistan et en Irak qu’elle a pris un tournant décisive. Sous Obama, elle est vraiment devenue une unité voyou, assassinant un peu partout sur la planète, même des citoyens américains, des femmes et des enfants.

Le journaliste Jeremy Scahill s’y est intéressé et à commencé à poser des questions. La Maison Blanche l’a traité de conspirationniste et les médias, de menteur. Jusqu’au jour où Obama a annoncé qu’Ossama bin Laden avait été tué par… le JSOC.

Tout d’un coup, les « fantaisies » d’un journaliste d’enquête dédié sont devenues des héros. Aussitôt, il fut question d’utiliser JSOC à toutes les sauces. C’était l’avenir de la guerre.

Scahill a fait un très bon film sur le sujet, Dirty Wars, adaptation de son livre du même nom.

Le livre que je suis entrain de lire, Blood and Daring, est dédié à la fille ou la petite-fille de l’auteur, exprimant le souhait peut-être naïf que les guerres ne soient plus que reléguées à des livres poussiéreux.

Ce n’est pas naïf. En exposant l’absurdité des guerres, la tournure dégénérée qu’elles ont pris, elles ne pourront plus continuer. Il est temps de mettre fin aux entreprises guerrière et de vivre en paix.

#SuivezLeLapinBlanc

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